Syensqo charge BNP Paribas de céder sa division Arômes >
La directrice générale de Syensqo – société créée il y a plus d'un an à la suite d'un spin-off du groupe belge Solvay – a beau être la cheffe d'entreprise belge la mieux payée avec près de 26 millions d'euros de bonus au titre de sa gestion en 2024 et en 2023, le cours de Bourse de la société qu'elle dirige a chuté de 42 % depuis sa première cotation. Et ce n'est peut-être pas fini : la banque privée OddoBHF vient de réajuster à la baisse de 25 % son objectif de cours. Ilham Kadri, qui est aussi administratrice de L'Oréal, a décidé de prendre le taureau par les cornes en confiant à BNP Paribas un mandat de vente pour la division Arômes du Syensqo qui représente environ 11 % du chiffre d'affaires du groupe. Cette activité a souffert l'an passé avec des ventes en recul de 8 % dans un contexte de marché difficile.
Héritage de Solvay et de Rhodia, Syensqo dispose de 140 années d'expérience dans l'industrie de la vanilline et dans la production d'éthylvanilline. Face à une demande croissante des consommateurs pour des produits plus sains et plus naturels, la société a rendu la vanilline naturelle accessible à tous avec une essence issue de la fermentation d'un sous-produit d'huile de son de riz sans OGM.
Syensqo avait laissé présager il y a deux mois son intention de vendre sa division Arômes en plus de la vente de ses activités Pétrole et Gaz. Les deux pôles font partie de la division Consumer & Resources de Syensqo, qui réalise un chiffre d'affaires de 401 millions d'euros en 2024. Une fois ces cessions réalisées, Syensqo envisagera une double cotation aux États-Unis. Le groupe réalise 40 % de son chiffre d'affaires outre-Atlantique et plus de la moitié de son empreinte industrielle se situe là-bas.