Sous pression des investisseurs Kering cherche à se désendetter >
C'est dans deux semaines exactement que le Milanais Luca de Meo, âgé de 58 ans, prendra les fonctions de directeur général de Kering, en recevant au passage une indemnité de prise de fonctions inédite d'un montant de 20 millions d'euros. D'ici là, il est fort possible que les discussions entamées par la banque Lazard Frères entre le groupe de luxe et la famille royale qatarie aboutissent concernant la vente de plus de 50 % de la société immobilière qui a acquis il y a dix-huit mois auprès de Blackstone, un immeuble de prestige du XVIIIe siècle sur la via Montenapoleone – principale avenue commerçante de Milan – pour un montant de 1,3 milliard d'euros. L'acquéreur serait un véhicule lié à l'ancien Premier ministre qatari et milliardaire de l'immobilier Hamad bin Jassim bin Jaber Al Thani, par ailleurs oncle de l'émir du Qatar. Une telle transaction permettrait de réduire l'endettement consolidé de Kering de près d'un milliard d'euros. Juste après que l'agence de notation Standard & Poor's a révisé à la baisse ses perspectives de crédit pour le groupe français Kering, passant de stables à négatives, en raison de ventes plus faibles de sa marque Gucci et d'autres produits au premier semestre 2025. Standard & Poor's souligne que Kering a sous-performé face à ses concurrents tels que LVMH, Dior et Hermès jusqu'à présent cette année. L'agence de notation américaine a maintenu la note de crédit émetteur à long terme du groupe à BBB+, proche de la limite inférieure de la fourchette des notes élevées.