Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / 08/09/2025

… qui pourrait profiter à Pablo Isla

Quoique chairman, Paul Bulcke a gardé la main sur trois fonctions transverses clés : les RH, la Communication et la direction Juridique et la Compliance. Autre source de déstabilisation au sommet : Laurent Freixe s'est, lui-même, fait des ennemis en se séparant de deux pointures, l'Américain Steve Presley, DG des Amériques, parti en avril, et la Française Aude Gandon, responsable des Marques, partie fin juin. Mais aujourd'hui, l'homme qui tirerait les ficelles serait Pablo Isla. L'ex-CEO d'Inditex (maison mère de Zara) et global senior advisor du fonds d'investissement américain General Atlantic, cumule les fonctions clés au sein du conseil d'administration du géant de Vevey. Pourrait-il inquiéter Paul Bulcke sur sa gestion laborieuse de la romance interdite de Laurent Freixe ? Selon certaines sources, il coacherait déjà le nouveau CEO sur les dossiers clés, dont le sujet calamiteux des « eaux minérales ». Seule certitude, le double changement de CEO en deux ans a été mal reçu par la communauté financière – à la Bourse de Zurich, le titre a ouvert en baisse de 3 % le 2 septembre – qui appelle à un changement de stratégie mais aussi par les salariés qui n'hésitent pas à saluer le parcours de Laurent Freixe. Son éviction pourrait faire… mèche.

En attendant, sur LinkedIn les langues se délient. De Laurent Freixe, souhaitant bonne chance à son successeur et remerciant les 270 000 « collègues » de Nestlé le 3 septembre, à l'organisation syndicale française du groupe lui souhaitant le meilleur, les messages fusent sur le réseau professionnel. Les plus incisifs émanent sans conteste de l'activiste Dietmar Keuschnig.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi