Deux rapports d'expertise à l'appui >
Les juges du tribunal correctionnel devraient donc s'interroger sur la capacité d'une publication boursière à influer sur le cours de Bourse d'une société du CAC 40 dont les échanges quotidiens portaient alors sur plusieurs millions de titres. Ils devront aussi se demander si Jean-Charles Naouri était fondé à croire à un possible projet d'opération hostile de la part de Carrefour. Et donc si la thèse soutenue par l'accusation selon laquelle Casino aurait pu recourir à Nicolas Miguet pour se défendre était fondée ou pas. Enfin, ils devront apprécier s'il y a des éléments de corruption dans les accords conclus entre la société Casino et l'une ou l'autre des sociétés de Nicolas Miguet.
Pour étayer sa défense, Jean-Charles Naouri devrait produire un rapport d'expertise réalisé par le cabinet indépendant Ricol & Lasteyrie animé par René Ricol, ancien expert auprès de la Cour de cassation, et Jean-Charles de Lasteyrie, expert auprès de la cour d'appel de Paris. Un rapport auquel a collaboré le prestigieux cabinet américain Analysis Group. Et de manière que la justice dispose des éléments aussi objectifs que possible, L'ancien patron de Casino produira un autre rapport d'expertise effectué par Maurice Nussenbaum (Sorgem Évaluation), expert financier près la cour d'appel de Paris.