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Business / 15/09/2025

Et si la manipulation venait d'ailleurs ?

Le fait qu'autant de grands noms de la profession du chiffre, du droit, de la finance et des marchés boursiers se penchent sur ce dossier montre que l'accusation « de manipulation de cours en bande organisée » qui vise Jean-Charles Naouri ne laisse personne indifférent sur la place de Paris. Surtout, lorsque l'on se souvient que quelques jours avant la conclusion de l'accord Miguet-Casino, le 31 août 2018, l'action du distributeur stéphanois a chuté brutalement en milieu de séance sans aucune raison. Jusqu'à ce qu'un tweet de Muddy Waters mentionne que « l'action Casino-Guichard s'enfonce aujourd'hui sur la nouvelle que sa filiale française la plus importante n'a pas déposé ses comptes ».

Cette publication a été reprise en moins d'une heure par le Financial Times, puis Bloomberg, Reuters et plusieurs titres de presse économique. Si bien qu'après avoir vu sa cotation suspendue, l'action Casino a clôturé sur une baisse de 10,22 %. Or de quoi était-il question dans ce tweet ? Non pas de la filiale française la plus importante (puisqu'elle n'a aucun salarié) mais d'une structure assurant une fonction de centrale de trésorerie comme il en existe dans tous les groupes cotés. De surcroît, le 31 août les comptes de cette filiale ne pouvaient pas avoir été déposés puisque l'assemblée générale convoquée pour les approuver s'était tenue deux jours plus tôt. Autant d'éléments que Muddy Waters ne pouvait ignorer.

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