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Business / 06/10/2025

… au point de créer les conditions d'un « moment Milan »

La place lombarde vit-elle un « moment Milan » ? Le produit d'un rebond macroéconomique, salué par les grandes agences de notation, qui a fait sortir l'Italie du statut de cancre européen. « Notre pays a une dette de 3 070 milliards d'euros, mais notre richesse privée est de 13 000 milliards et le taux de croissance de la région lombarde est de 7 % par an », ponctue-t-on au sein du groupe bancaire. Sans oublier l'effet d'aubaine lié à deux dispositifs fiscaux instaurés en 2017 (un régime en faveur des expatriés italiens et un forfait fiscal annuel de 200 000 euros sur les revenus des millionnaires étrangers qui fixent leur résidence dans la Péninsule). « Ces mécanismes ont attiré beaucoup d'Italiens qui travaillaient dans la finance à Londres, sans avoir de grands impacts sur le marché du private equity mais sur les prix de l'immobilier », analyse Silvana Chilelli.

L'argumentaire « lifestyle » des promoteurs de la place de Milan est étayé. Véritable carrefour européen, la capitale économique italienne est riche de deux aéroports internationaux, d'écoles multilingues et de grandes écoles (Bocconi, Polytechnique…) et d'une foultitude de restaurants et de boutiques prisés par une population aisée. De fait, de nombreux gérants affluent à Milan ou y étoffent leur présence, dont les grands opérateurs français, tels Ardian, Tikehau, HLD et Eurazeo. Ce dernier a ouvert une nouvelle adresse à Milan en mai pour doper sa franchise en dette privée. « Tout est en place pour favoriser l'essor du hub milanais », confirme Philippe Franchet, managing partner de Quadrivio Group à Paris et fin connaisseur du marché transalpin.

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