… avec une structure financière plus saine >
En l'espace de cinq mois la situation financière d'Artémis a été nettement améliorée. D'abord en raison de la revalorisation du titre Kering. Celui-ci s'échangeait autour de 171 euros au début du mois de juin dernier avant de tutoyer les 330 euros ces derniers jours. Dans ces conditions la valeur de la participation d'Artémis au sein du groupe de luxe est passée au cours de l'été de 8,9 à 17,2 milliards, une plus-value potentielle de 8,3 milliards d'euros. Un chiffre significatif dans la mesure où la dette nette d'Artémis est de 7,1 milliards d'euros.
En juin dernier, Artémis a émis des obligations pour un montant de 400 millions d'euros avec l'aide de JP Morgan, Cacib, Natixis et BNP Paribas comme coordinateurs mondiaux. Ces obligations portaient un coupon proche de 1,5 %, ce qui était très modeste et lié au fait que la prime de remboursement est de 35 % en fonction de la performance des actions Kering d'ici fin 2030. Cette émission s'inscrivait dans un contexte d'optimisation des frais financiers avec en ligne de mire le remboursement en numéraire des obligations convertibles en actions Puma émises il y a cinq ans pour 500 millions d'euros. Avant l'été la dette nette d'Artémis représentait, selon la société, un cinquième de la valeur des actifs réévalués (Kering, Ponant, Puma, Christie's, Château Latour, et une petite partie de la Collection Pinault). Compte tenu du rebond de l'action Kering, la dette de cette holding familiale ne représente plus que le sixième de la valeur d'actif. Ce qui offre à François-Henri Pinault de nouvelles marges de manœuvre comme président d'Artémis.