Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Énergie et calcul / 10/11/2025

Pourquoi il n'y a pas de problème à la vente d'Exaion par EDF…

Le 11 août dernier, un communiqué annonçait qu'EDF Pulse Ventures, la structure de capital-risque d'EDF, allait céder à l'américain Mara Holdings, coté au Nasdaq, 64 % d'une toute petite société dénommée Exaion, avec la possibilité de monter à 75 % du capital d'ici 2027. Cette société qui a enregistré en 2024 environ 4,4 millions d'euros de pertes pour un chiffre d'affaires à peine supérieur a beau développer et exploiter des centres de données de calcul haute performance et fournir une infrastructure cloud et IA sécurisée en partenariat avec des acteurs clés tels que Nvidia, Deloitte et 2CRSI, ce n'est en rien une entreprise stratégique.

Pour EDF, dont la vocation est de servir l'intérêt général, et pour cette jeune société, ce rapprochement est une vraie opportunité. Exaion se verrait adossé à un partenaire technologique mondial, tout en gardant un lien capitalistique avec EDF et à se fournir en électricité auprès de cet électricien. Cet accord de négociation exclusive est actuellement examiné par le Trésor pour savoir s'il l'autorise au titre de la procédure très classique des investissements étrangers en France. Une première phase d'instruction vient de se terminer. La seconde phase, qui dure 45 jours au maximum, devrait prendre fin autour du 15 décembre. Dans cette transaction d'un montant de 168 millions d'euros (dont l'essentiel sous la forme d'une augmentation de capital), Mara est accompagné par Rothschild & Co et le cabinet d'avocats Darrois Villey Maillot Brochier. Exaion est conseillé par Stifel Financial Corp. et par Coblence avocats. De surcroît, l'entreprise américaine compte Gérard Mestrallet, ancien président d'Engie, comme senior advisor.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi