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Business / Métal jaune / 26/01/2026

Les banques centrales, architectes silencieuses du rallye de l'or

Derrière la flambée des prix de l'or, un acteur discret mais décisif : les banques centrales des pays émergents. Depuis 2022, elles accumulent le métal jaune à un rythme sans précédent, redessinant la structure des réserves mondiales. Le point de bascule a été le gel des réserves russes par les Occidentaux après l'invasion de l'Ukraine. Cet épisode a agi comme un électrochoc : détenir des actifs libellés en dollars ou en euros expose désormais à un risque de confiscation en cas de tensions géopolitiques. Pour les pays qui ne souhaitent pas dépendre entièrement de Washington, l'or offre une alternative attrayante. Il ne peut être gelé, saisi ni annulé d'un trait de plume. La Chine mène la danse, ajoutant régulièrement à ses réserves qui dépassent 2 200 tonnes. La Pologne, l'Inde et la Turquie suivent le mouvement. La banque centrale brésilienne a attendu fin 2025 pour rejoindre ses pairs, effectuant ses premiers achats d'or depuis plus de quatre ans. La Banque nationale de Pologne a relevé son objectif de part d'or dans ses réserves de 20 % à 30 %. Au total, les banques centrales ont acheté plus de 1 000 tonnes par an en 2022 et 2023, un niveau historique. Le rythme a un peu ralenti depuis, mais la tendance reste haussière : selon une enquête récente, 95 % des banques centrales anticipent une augmentation des réserves mondiales d'or dans les douze prochains mois, tandis que 43 % pensent que leurs propres réserves augmenteront au cours de l'année.

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