Vincent Bolloré multiplie les achats de titres Bolloré >
Alors que Yannick Bolloré, patron d'Havas et président du conseil administration de Vivendi, a cédé, en fin d'année 2025, près de 65 000 actions du groupe Bolloré SE, que dirige son frère Cyrille Bolloré, leur père Vincent Bolloré a décidé de profiter de la faiblesse de l'action du groupe familial. Au cours des premières séances du mois de janvier, le titre a tutoyé ses plus bas niveaux depuis un an. Et si depuis ces trous d'air il a légèrement rebondi, il affiche encore une baisse de plus de 17 % en l'espace d'un an alors que le CAC 40 est à son plus haut niveau historique. Le 9 janvier dernier, la Compagnie de l'Odet, que préside Vincent Bolloré a acquis sur dix places boursières différentes 1 064 607 titres Bolloré, sur la base d'un cours moyen de 4,63 euros par action. Le 12 janvier, il a recommencé en ramassant sur onze plateformes de transactions, 490 912 titres Bolloré sur la base d'un cours moyen de 4,66 euros. Puis le 13 janvier, à nouveau 643 701 actions. Et plus d'un million de titres le 14 janvier.
Bien sûr cela ne représente qu'un débours de cash modeste pour la holding cotée de Bolloré. Bien sûr cela équivaut à seulement 0,11 % du capital du groupe. Mais comme l'explique Jérôme Bodin, analyste chez Oddo BHF : « Il est assez rare que le groupe intervienne sur de tels montants en une seule journée » avant d'ajouter que « les différentes structures du groupe vont poursuivre leurs acquisitions de titres en vue de renforcer le contrôle sur Bolloré ».
Le 6 janvier, cet expert avait expliqué de manière plus détaillée pourquoi les rachats d'actions au niveau de Bolloré et Compagnie de l'Odet devraient se poursuivre encore un peu avec pour objectif de consolider le contrôle et pour l'industriel breton que sa société familiale non cotée Sofibol puisse détenir 50 % d'une entité fusionnée Odet-Bolloré. Un rapprochement dont l'analyste estime qu'il pourrait voir le jour en 2027. N'oublions pas, par ailleurs, que Bolloré est à la tête d'une trésorerie nette de 5,6 milliards d'euros. Un trésor de guerre qui lui donne les moyens de poursuivre ces rachats d'actions.