Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Capital-Investissement / 02/03/2026

Deux fonds de pension américains cessent d’investir dans le private equity

Les fonds de pension de l’Oregon et de l’État de Washington qui avaient investi dans le capital-investissement vont arrêter en raison de rendements trop faibles et de problèmes de liquidité.

L’information à retenir. Les dirigeants des fonds de pension de l’Oregon et de l’État de Washington ont annoncé il y a quelques jours leur intention d’arrêter d’investir dans le secteur du capital-investissement. Cette information est d’autant plus importante que ces deux fonds de pension ont été les premiers, dans leur catégorie, à investir dans le private equity il y a une cinquantaine d’années lorsque ce métier commençait à émerger. Les deux fonds de pension motivent leur décision par deux éléments. D’une part le capital-investissement leur apporte aujourd’hui des performances inférieures à ce qu’ils peuvent trouver en direct sur les places financières. D’autre part il peine à leur restituer les liquidités qui lui ont été confiées.

Pourquoi c’est important. D’abord parce que le private equity a besoin d’investisseurs à long terme. Ce que sont par définition les fonds de pension. Si ceux-ci commencent à prendre la poudre d’escampette et à vouloir récupérer leur mise, cela pourrait se révéler inquiétant. Ensuite parce que cette forme de placement est loin d’être anecdotique pour ces institutions. Le fonds de pension de l’Oregon a placé un quart de ses actifs dans des véhicules de private equity. Son alter ego de Washington, qui gère 185 milliards de dollars, avait investi 28,1 % de ses actifs dans le non coté et vient de ramener cette part à 23 %.

Entre les lignes. Ce qui pourrait se passer c’est que ces deux états considérés comme riches avec des fonds de pension bien gérés donnent l’exemple à d’autres institutions fortement investies dans le private equity. De sources bancaires, les fonds de retraite de l’Alaska et du Maine ont opté pour le même repli. Car la hausse des taux d’intérêt, l’incertitude macroéconomique et les bouleversements géopolitiques ont rendu plus difficile pour les sociétés de capital-investissement la vente d’actifs anciens. D’autres fonds de pension réduisent leurs engagements, en vendant des participations sur le marché secondaire et réaffectent montants en question à des actifs générateurs de revenus tels que le crédit privé, les infrastructures ou les obligations.

En coulisses. Cela ne vaut pas pour tous les fonds de pension. Certains, comme le California Public Employees' Retirement System et les caisses de retraite de la ville de New York - dont la part d’actifs en capital-investissement est inférieure à la moyenne de 14 % observée pour leurs homologues américains viennent de revoir leurs objectifs à la hausse.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi