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Florent Menegaux, le PDG de Michelin, va se séparer de 1 500 collaborateurs au cours des trois prochaines années (sur 17 000 salariés en France), dans le cadre d’un plan de départs volontaires annoncé par le groupe en fin de semaine. Une décision justifiée par la nécessité de réduire les coûts en France, face à l’importation de pneumatiques bon marché, et de simplifier l’organisation. Michelin a enregistré au premier trimestre des ventes en baisse de 5,4 %, l’activité pneus, ayant, elle, reculé de 1,4 % en volume sur un an.
Son euphémisme. Plutôt que de parler de plan de départ, le groupe annonce qu’il va "ouvrir la négociation d’un accord de gestion des emplois et des parcours professionnels". Les départs se feront sur la base du volontariat et aucun ne sera contraint. Le groupe avait déjà supprimé 1 246 emplois en 2024, fermant deux sites industriels, à Vannes et Cholet. Cette fois-ci le plan devrait majoritairement concerner des emplois tertiaires, essentiellement à Clermont-Ferrand, Paris et Lyon, le reste étant réparti entre les 13 sites industriels du groupe.