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Médias / Universal Music Group / 01/06/2026

Cyrille Bolloré juge insuffisante l’offre de Pershing Square sur Universal Music Group

Le 27 mai, lors de l’assemblée générale du groupe Bolloré, son PDG, Cyrille Bolloré, a appelé la direction d’Universal Music Group à rejeter l’offre de rachat formulée par Pershing Square.

Cyrille Bolloré, PDG du groupe Bolloré, en mai 2024 (photo Fred Tanneau/AFP).
  • Ce qu’il faut savoir. Non : c’est en résumé la réponse faite par Cyrille Bolloré, PDG du groupe Bolloré, à l’offre de rachat d’Universal Music Group (UMG), présentée début avril par Bill Ackman, fondateur du fonds Pershing Square. "Je pense que cette offre n’est pas bénéfique et n’a rien de formidable pour la société. Et j’encourage le management d’Universal Music à la rejeter", a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale de son groupe. C’est la première fois qu’il s’exprimait publiquement sur cette offre, qui valorise UMG à près de 56 milliards d’euros. Le dirigeant a également salué le leader mondial de l’industrie musicale, porté notamment par les catalogues de Lady Gaga, Billie Eilish ou Taylor Swift, qualifiant UMG de l’une des "meilleures sociétés historiquement détenues par le groupe".
  • Pourquoi c’est important. Le groupe Bolloré demeure le premier actionnaire d’UMG avec 18,4 % du capital, tandis que Vivendi en détient 9,9 % et Pershing Square environ 4,7 %, à date. Bill Ackman estime qu’UMG souffre d’une décote boursière. Il souhaite transférer sa cotation principale d’Amsterdam vers la Bourse de New York, la fusionnant avec sa propre entité Pershing Square SPARC, afin d’accroître sa valorisation. Une stratégie à laquelle Cyrille Bolloré ne souscrit pas. Selon lui, le prix proposé de 22 euros par action, est un montant "trop bas", et une cession partielle ne pourrait être envisagée qu’autour de 27 à 28 euros par action en numéraire.
  • Entre les lignes. L’offre de Pershing Square doit néanmoins être examinée par le conseil d’administration d’UMG. Pour aboutir, elle nécessiterait l’approbation des deux tiers des actionnaires. Bill Ackman a déjà indiqué qu’il ne poursuivrait pas l’opération sans le soutien de la famille Bolloré.
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