Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Médias / Intelligence artificielle / 08/06/2026

Les médias français se fédèrent pour demander des comptes aux plateformes IA

Lors du Congrès annuel des médias, tenu début juin à Marseille, la coalition Standards for Publisher Usage Rights (Spur) s’est vue renforcer par trente nouveaux membres européens et nord-américains.

Face à l’essor de l’intelligence artificielle générative, les groupes de presse se mobilisent pour reprendre le contrôle de la valeur créée à partir de leurs contenus. Au cœur des tensions : l’utilisation massive d’articles de presse par les plateformes d’IA, souvent sans mécanisme de rémunération, ni cadre de licence clairement établi. À l’occasion du Congrès mondial des médias d’information de la WAN-IFRA à Marseille, une trentaine de médias et d’organisations professionnelles ont annoncé, le 3 juin, leur adhésion à la coalition internationale SPUR (Standards for Publisher Usage Rights). CMA Media, SIPA Ouest-France, Bonnier News ou encore Der Standard y rejoignent de grands groupes internationaux tels que le Financial Times, Guardian Media Group, la BBC ou Sky News.

Cette coalition compte bâtir les standards d’un futur marché des licences IA : suivi de l’utilisation des contenus, protection des droits des éditeurs, encadrement de la propriété intellectuelle et mise en place de modèles de rémunération. En parallèle, l’Alliance de la presse d’information générale (APIG) a annoncé le 1er juin engager une procédure judiciaire contre le moteur de recherche Brave aux côtés de 53 éditeurs, dont L’Équipe, Les Échos, Libération, Ouest-France et La Voix du Nord. Les plaignants réclament près de 80 millions d’euros pour contrefaçon et violation de leurs droits voisins. Ils reprochent à l’entreprise californienne d’exploiter, via ses fonctionnalités d’IA générative, plus de 40 milliards de pages, des contenus de presse sans autorisation préalable. Présentée comme une première européenne visant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’IA générative, l’affaire sera examinée le 10 septembre devant le tribunal judiciaire de Paris.

Cette semaine, dans la rubrique Médias
Mais aussi