Pourquoi il faut une loi de programmation sanitaire quinquennale (Institut Sapiens)
La patrie de Pasteur n’a pas su faire son vaccin. À partir de ce constat, déplorant les insuffisances françaises en matière de santé, l’Institut Sapiens propose un plan de redressement ambitieux.
- Le constat. C’est une note à visée présidentielle. Publiée en août par l’Observatoire Santé et Innovation de l’Institut Sapiens et signée du juriste Grégory Caumes, elle part d’un constat amer : la France "n’occupe plus les premiers rangs" en matière de santé. Le think tank rappelle les surblouses improvisées avec des sacs-poubelles au printemps 2020 et l’échec du vaccin français contre le Covid, l’Institut Pasteur ayant abandonné son principal projet quand Sanofi accumulait les retards. La canicule du 17 juin au 2 juillet 2026 a prolongé la démonstration : 92 départements touchés et 5 764 décès en excès estimés par Santé publique France, soit une hausse de 36 %.
- Ce que propose la note. L’Institut Sapiens suggère un calendrier en deux temps. Les "cent jours" du prochain ministre de la Santé devront être consacrés à retenir les soignants : la crise ne serait plus une crise de recrutement mais de fidélisation. Vient ensuite l’accès direct, ouvert à toutes les professions selon leurs compétences, dans le prolongement de la loi infirmière du 27 juin 2025, dont l’Institut juge la mise en œuvre trop timide. L’Institut Sapiens estime à 4 à 5 milliards d’euros les économies annuelles réalisées. Puis, au-delà des cent jours, huit plans de recherche, du génome à la santé mentale. Le tout suppose une loi de programmation sanitaire quinquennale et un ministère de la Santé élevé au rang de ministère d’État.