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Le Lab / Démographie / 21/09/2026

Dénatalité : la crise du couple plutôt que celle du berceau (Fondapol)

Et si la chute des naissances tenait moins au portefeuille qu'au lien amoureux ? Dans une étude, la Fondapol décrit une "triple récession" : celle du désir d'enfant, du couple et de la sexualité.

Berceau vide (illustration Rawpixel/Magnific).
  • Le constat. La France a compté environ 645 000 naissances en 2025, un plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale, pour une fécondité de 1,56 enfant par femme. Pourtant, 70 % des moins de 35 ans sans enfant disent en vouloir. En cause, selon la consultante Hélène Calas, autrice de l'étude : l'effacement des lieux de rencontre, la logique des applications, le report de l'engagement et le recul de la sexualité. En 2023, un homme sur quatre et une femme sur cinq de 18 à 29 ans n'avaient eu aucun rapport sexuel dans l'année, contre un sur sept et une sur six en 1992.
  • Pourquoi c'est important. Les aides matérielles ne suffisent pas : la Suède et le Danemark, qui ont pourtant des politiques familiales généreuses, voient eux aussi leur fécondité chuter. Or une part de la dénatalité est subie : pour la génération née en 1970, l'écart entre enfants souhaités et descendance finale atteint un demi-enfant. L'étude plaide pour agir en amont : recréer des lieux de sociabilité réelle, encadrer les applications, informer sur la fertilité et rendre la parentalité "possible et désirable".
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab