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Médias / Entretien / 21/09/2026

Rodolphe Saadé admet ne pas avoir "trouvé le modèle" économique pour ses médias

Dans un entretien accordé au journal libanais L’orient Le Jour, le patron du groupe CMA CGM est notamment revenu sur ses importants investissements dans les médias, qui peinent à être rentables.

Rodolphe Saadé, interviewé par L’Orient Le Jour (photo D.R.).
  • Ce qu’il faut savoir. Rodolphe Saadé, qui prend rarement la parole dans les médias, a accordé un grand entretien en vidéo au quotidien libanais L’Orient Le Jour. L’interview d’une heure, menée par Anthony Samrani, directeur de la rédaction du quotidien, a été enregistrée à Beyrouth et peut être visionnée sur le site du journal ou sur youtube.
  • Pourquoi c’est important. Interrogé sur ses investissements dans les médias, via CMA Media (BFM TV, la Tribune, Brut…), il a expliqué qu’il n’avait pas encore trouvé le modèle économique permettant d’atteindre la rentabilité. Et il a même assuré que, faute de trouver le bon modèle, il arrêtera probablement d’investir dans ce secteur.
    "J’ai souhaité investir dans les médias comme un entrepreneur, pour faire de la diversification. J’ai fait des investissements importants. […] Pour l’instant, je n’ai pas trouvé le modèle, mais je continue à développer CMA Media. C’est une division jeune, dans deux secteurs difficiles, la télévision et la presse."
  • Entre les lignes. Rodolphe Saadé ne souhaite pas donner l’impression que les médias sont une activité "à part" au sein de son groupe. Et laisser penser que son investissement serait un simple outil d’influence, pouvant se permettre de rester déficitaire. "Je ne souhaite pas que cela donne l’impression qu’on dépense sans compter", a-t-il ainsi expliqué. Avant d’ajouter qu’il fallait encore travailler à réduire les coûts et faire revenir la publicité.
  • Ses autres confidences. Interrogé sur d’autres sujets, il a notamment expliqué que son groupe ne parviendra pas à atteindre l’objectif qu’il s’était fixé de carbone zéro en 2050. Il a également évoqué son souhait de voir ses enfants rejoindre un jour l’entreprise, ses ambitions dans la logistique et le fret aérien, sa vision de la régulation de l’IA, ou encore sa rencontre avec Donald Trump. Et, bien évidemment, ses liens avec le Liban.
  • En coulisses. Le groupe de presse L’Orient Le Jour, est dirigé par la Franco-libanaise Rima Abdul Malak, ex-ministre de la Culture dans le gouvernement d’Élisabeth Borne, qui a été nommé directrice exécutive il y a un an.
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