Clean tech : l’Europe perd du terrain, avec des disparités fortes (Bruegel)
Dans un working paper coécrit avec des chercheurs du Growth Lab de Harvard, Bruegel mesure la compétitivité européenne dans dix chaînes de valeur "vertes", des batteries au nucléaire.
- Le constat. Selon l’indice Greenplexity, qui combine le nombre et la complexité des industries "vertes" pour lesquelles un pays dispose d’un avantage comparatif à l’export, la position de l’UE, stable jusqu’en 2018, se dégrade légèrement depuis, à l’instar de celles des États-Unis et du Japon, quand l’Inde progresse et que la Chine se maintient. L’Allemagne (2e), la Tchéquie (3e) et la France (4e) restent bien classées.
- Ce que montre l’étude. De nombreux pays de l’Est (Pologne, Roumanie) gagnent du terrain quand l’Ouest tend à se spécialiser sur un nombre plus restreint de produits. Le "Clean Tech Tracker" de Bruegel recense 224 milliards d’euros d’investissements manufacturiers annoncés depuis 2016, très concentrés géographiquement : batteries à Wroclaw, Debrecen ou dans les Hauts-de-France, éolien sur les côtes. Dans un contexte où l’Europe risque le décrochage, les auteurs recommandent d’orienter l’argent public sur les régions dont l’écosystème industriel est le plus adapté.