Pourquoi Carole Bienaimé a été sortie de la compétition >
Cinq candidats à la présidence de la chaîne parlementaire (LCP) pour succéder à Bertrand Delais, sur les huit déclarés, seront finalement auditionnés le 6 mai prochain par la délégation du bureau de l'Assemblée nationale. Ainsi, la productrice Carole Bienaimé ne participera pas à la compétition. En cause, selon un expert de l'audiovisuel parlementaire, son ancienne fonction de « sage » de l'Arcom (ex-CSA) jusqu'en février 2023. Depuis la présidence de l'Assemblée par Jean-Louis Debré entre 2002 et 2007, le gendarme de l'audiovisuel public et privé, est également chargé de contrôler LCP lors des périodes électorales, en raison de la fermeture de la chambre basse. De fait, lors des élections législatives de 2022, l'Arcom, dont était membre Carole Bienaimé, a assuré temporairement cette mission. Comme pour la présidence de Radio France, de France Télévisions et France Médias Monde, dont sont exclus par principe les membres de l'Arcom, leur autorité de tutelle, les juristes de l'Assemblée nationale ont ainsi voulu éviter de créer un précédent vis-à-vis de LCP et préféré appliquer le principe de précaution. Concourront donc pour la présidence de LCP : la journaliste maison, Brigitte Boucher ; l'ancienne directrice déléguée de France Bleu, Bérénice Ravache ; l'ex-directeur de la rédaction de Capital (Prisma Media) et ex-président de Public Sénat, Emmanuel Kessler ; Michael Szames, directeur de la Communication de l'UNCCAS ; ainsi que la dirigeante de Creative Tech, Laure Kaltenbach.