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Médias / 12/11/2019

SURSIS POUR FRANCE ANTILLES

La date du 31 octobre, initialement prévue pour la remise au Tribunal de commerce de Fort-de-France, en Martinique, de nouvelles offres de reprise du groupe France Antilles, a été repoussée au 30 novembre. Manager de transition des trois quotidiens de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane, Frédéric Verbrugghe multiplie dans l'intervalle les rencontres avec les collectivités locales et de potentiels investisseurs locaux pour éviter la liquidation de France Antilles. De son côté, l'État, via la ministre des Outre-mer, Brigitte Girardin, aurait promis d'étaler les dettes du groupe afin de lui donner de l'oxygène. S'il est finalement sauvé, France Antilles, en pertes structurelles de 5 millions d'euros, devrait supprimer environ la moitié de ses effectifs, soit 150 personnes sur 300. La meilleure offre proposée au tribunal, celle de Bruno Blandin, président du Medef de Guadeloupe, n'entend en conserver qu'une trentaine. Aude Jacques-Ruettard, petite fille du fondateur du groupe, Robert Hersant, a demandé le placement de France Antilles en redressement judiciaire le 25 juin et indiqué qu'elle ne souhaitait plus investir. France Antilles, qui démarre juste la monétisation de ses contenus numériques, a vu son chiffre d'affaires reculer à 28 millions d'euros en 2018.

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