Pourquoi le feu couve aux Messageries lyonnaises de presse >
Trois syndicats (CFDT, CFTC et FO) des Messageries lyonnaises de presse viennent d'adresser en interne une motion de défiance à l'encontre du président de l'entreprise. José Ferreira est ainsi accusé de concentrer tous les pouvoirs et de ne pas fournir de ligne directrice au sein de la société. Les départs récents du DRH des MLP, Bertrand Lourdez, et de la responsable juridique, Camille Rivoire, seraient ainsi dus à un mode de management jugé autoritaire. Dans ce contexte de malaise, les administrateurs ont adressé au personnel, vendredi 21 mai, un courrier signé à l'unanimité. Le texte répond à chacun des points de griefs et récuse les accusations d'opacité et de flou dans la politique menée par les MLP. Cette alerte adressée par les élus des salariés à la présidence survient dans un contexte bien particulier. L'élection d'un nouveau conseil d'administration a lieu le 29 juin, qui lui-même nommera un président. Plusieurs autres candidatures que celle de José Ferreira devraient ainsi être mises au vote du futur bureau. La liquidation de Presstalis en avril 2020 a considérablement fait grossir les volumes traités par la MLP. La messagerie basée à Saint-Quentin-Fallavier (38) distribue ainsi désormais 75 % des magazines français, sans avoir dans le même temps renforcé ses effectifs et son outil industriel.