Historia entend rester le magazine de référence de l'histoire populaire >
Deux éminents chroniqueurs d'Historia, Olivier Coquard et Benjamin Brillaud, ont décidé de quitter leurs fonctions à l'annonce de l'arrivée de Franck Ferrand comme directeur éditorial du mensuel créé en 1909 et récemment acquis par le groupe Les Échos–Le Parisien. C'est leur choix. Mais non contents de reprendre leur liberté ils font un procès en sorcellerie à celui qui popularise avec talent l'histoire de France sur Radio Classique, après l'avoir fait sur Europe 1. Bien sûr, Franck Ferrand n'est pas agrégé d'histoire. Bien sûr, il a fréquenté le plateau des « Grosses Têtes ». Mais mérite-t-il pour autant d'être ainsi disqualifié par la presse « bien-pensante » avant même que la nouvelle formule d'Historia soit sur les rails ? Celle-ci est prévue pour les premières semaines de 2024. Et, avec elle, le mensuel, dont la diffusion tutoie les 60 000 exemplaires, entend redonner ses lettres de noblesse à l'histoire populaire. Celle qu'André Castelot ou Alain Decaux ont introduite dans de nombreux foyers français, grâce à leurs émissions de télévision ou leurs chroniques à la radio, alors que ni l'un ni l'autre n'étaient issus du sérail des historiens en chaire. Ce qui ne les a pas empêchés de faire revivre le « roman national » à une époque où l'histoire n'était pas la proie de diverses idéologies. À côté des magazines d'histoire conçus par des scientifiques ou des universitaires, il existe une place pour un mensuel d'histoire populaire. Et Historia entend bien rester, avec Franck Ferrand, le magazine de référence de cette histoire-là.