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Médias / Audiovisuel public / 05/02/2024

Secteurs interdits de publicité : Rachida Dati met déjà les pieds dans le plat

À peine nommée à ce poste, le 11 janvier dernier, la nouvelle ministre de la Culture, Rachida Dati, a manifestement la volonté de renverser la table. Alors que sa prédécesseure, Rima Abdul-Malak, s'est employée à éviter de faire des vagues, la bouillonnante maire du 7e arrondissement parisien a mis en exergue deux dossiers explosifs lors de ses vœux. Devant les décideurs de la culture et des médias, rassemblés le 29 janvier rue de Valois, Rachida Dati a, d'une part, évoqué la nécessité d'accélérer les coopérations engagées entre France TV et Radio France. Ce projet de « BBC à la française » s'est déjà heurté par le passé à une fin de non-recevoir des puissants syndicats de l'audiovisuel public. Ainsi, la seule tentative de rapprocher les médias de proximité France 3 et France Bleu sous la marque ombrelle Ici provoque des grèves à répétition depuis 2022. Le dernier arrêt de travail ne date que de novembre 2023. En indiquant, par ailleurs, sa volonté de réformer (et de limiter) à l'avenir les secteurs « interdits » de publicité télévisuelle, notamment la grande distribution, Rachida Dati se heurtera aussi à des tirs de barrage, émanant cette fois des patrons de presse et de radio. Un casus belli, selon un invité qui participait à la réception, alors que les régies publicitaires des deux familles de médias subissent déjà la forte concurrence, y compris en régions, de Google et Meta.

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