Niel poursuit son offre sur Millicom en dépit des objections du board >
La holding Atlas Investissement, appartenant à la société NJJ Holding de Xavier Niel, qui est actionnaire à hauteur de 29,8 % du luxembourgeois Millicom, a lancé, le 1er juillet dernier, une offre de rachat publique du groupe plus connu sous sa marque Tigo, qui prend fin le 16 août prochain. Millicom est basée au Luxembourg et cotée à la fois au Nasdaq à New York et à Stockholm. Avec l'aide des banques Lazard Frères et Svenska Handelsbanken, ainsi que du cabinet d'avocats Skadden, deux offres publiques d'achat ont ainsi été lancées aux États-Unis et en Suède. Mais, le 15 juillet, le conseil d'administration de Millicom a recommandé de rejeter l'offre d'achat d'Atlas, à l'occasion de la publication d'un un avis d'équité. Suivant l'avis d'un comité d'administrateurs indépendants, la société a déclaré que l'offre de rachat « sous-évalue considérablement » l'opérateur latino-américain au regard notamment de ses perspectives de rentabilité. Xavier Niel a pris acte de cet avis négatif. Mais sa société Atlas maintient que le prix de 24 dollars par action « offre une valeur convaincante et une opportunité de liquidité unique aux actionnaires de la société ». Au siège de sa société d'investissement Atlas on rappelle que le prix proposé aux actionnaires représente une prime de 18,8 %, par rapport au cours moyen pondéré des actions au cours des 90 derniers jours calendaires, avant l'apparition de rumeurs sur une telle offre, une prime de 27,1 % sur 180 jours et une prime de 37,8 % sur un an. La société conseille donc aux actionnaires de faire preuve de prudence lorsqu'ils considèrent la pertinence « des projections nouvelles et incertaines » préparées par le comité indépendant. Selon nos informations, un certain nombre d'institutionnels internationaux sont réellement désireux de profiter de cette offre publique pour obtenir de la liquidité sur leurs titres et cristalliser leur plus-value. Ce qui devrait permettre à Xavier Niel de franchir le seuil décisif de 30 % du capital sans forcément récupérer la totalité du capital.