Être visible sur l’IA : comment se faire "sourcer" par Gemini et ChatGPT (Havas Market) >
D’où viennent les informations délivrées par les IA conversationnelles ? Dans la 3e édition de son AI Brand Tracker, Havas Market identifie les sources utilisées par les principaux acteurs du marché.
Où les IA génératives et conversationnelles vont-elles chercher leurs infos ? C’est à cette question qu’a voulu répondre Havas Market avec son étude. Sur Gemini, l’assistant IA de Google, la proportion de sites de marques (fabricants et prestataires de services) dans les sources reste relativement importante (35 %). Toutefois, elle s’est rééquilibrée au cours des derniers mois (46 % en septembre dernier), au profit des médias (23 à 29 %) et des institutions (17 à 23 %).
À l’inverse, ChatGPT s’alimente surtout de contenus éditoriaux : les médias dominent très largement (souvent 60 % à 90 % selon les secteurs), tandis que les institutions sont quasi absentes et les marques secondaires, sauf dans des cas très techniques.
Car le baromètre met en lumière des écarts sectoriels importants. Dans les domaines régulés (santé, finance, énergie), les références institutionnelles et expertes jouent un rôle central. Dans les secteurs grand public (mode, tourisme, divertissement), les médias et contenus éditoriaux dominent, en particulier chez ChatGPT.
Conclusion opérationnelle : être "bien référencé" ne suffit plus, il faut désormais être "citable" par le bon modèle. Cela implique de passer du SEO (ou Search Engine Optimization, qui consiste à adopter la meilleure présentation pour aider les moteurs de recherche à indexer le contenu) à des contenus "AI-ready", c’est-à-dire adaptés aux besoins de ces nouveaux assistants. Pour cela, il faut des contenus clairs, sourcés et pédagogiques.
Comme l’explique Nathalie Bajeux, Chief Digital Officer de Havas Media Network, "pour les marques, l’enjeu n’est plus seulement d’être visibles sur le web, mais d’être comprises et recommandées par l’IA".