Une commission du Congrès américain demande au Pentagone d’examiner les coentreprises de Safran en Chine >
Dans un contexte géopolitique très complexe le président d’une commission du Congrès a demandé au Pentagone d’examiner les coentreprises en Chine de Safran, l’équipementier et motoriste français que dirige Olivier Andriès et que préside Ross McInnes. L’élu américain affirme que les liens commerciaux de la société avec des entreprises chinoises soulèvent des inquiétudes compte tenu de ses contrats de défense américains.
Dans une lettre adressée au secrétaire au Pentagone, Pete Hegseth, le représentant républicain John Moolenaar a déclaré que les activités de Safran en Chine pourraient aider l’armée chinoise, citant notamment la collaboration de Safran avec l’Aviation Industry Corporation of China (AVIC). Ce parlementaire préside la commission spéciale de la Chambre des représentants sur la Chine.
Safran développe une technologie de détection quantique et assure la maintenance des moteurs de l’hélicoptère UH-72A Lakota de l’armée américaine, ainsi que des systèmes d’atterrissage pour divers aéronefs militaires américains. Le Pentagone a indiqué qu’il répondrait directement à John Moolenaar. En décembre, ce dernier a adressé une lettre similaire au Pentagone, faisant part de ses inquiétudes concernant Airbus et ses liens avec des entreprises chinoises, notamment Xi’an Aircraft Industry Group (XAC).