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Business / Énergie / 20/04/2026

Engie pourrait brader des participations américaines pour s’offrir UK Power

Engie prépare la cession de plusieurs partenariats énergétiques avec des universités américaines - jusqu’à un milliard de dollars -pour financer son acquisition record de UK Power Networks.

Ohio State Energy Partners, fournisseur d'énergie pour The Ohio State University (photo D.R.).
  • L’information à connaître. Selon les informations de La Lettre de L’Expansion le groupe Engie que dirige Catherine MacGregor chercherait à vendre certaines participations dans des coentreprises fournissant électricité et chaleur à des universités américaines. Ces éventuelles cessions seraient motivées par la nécessité de lever quatre milliards d’euros d’ici 2028 afin de financer l’acquisition de UK Power Networks, dont la valeur en equity dépasse les 12 milliards d’euros.
    Le portefeuille américain dans le viseur est aussi discret qu’il est rentable. Engie y gère depuis des années une collection de concessions énergétiques à long terme sur des campus d’élite - des contrats de 30 à 50 ans, à flux stables, que les fonds d’infrastructure s’arrachent en ce moment. À commencer par Ohio State Energy Partners, détenu à 50/50 avec le canadien Axium Infrastructure, remporté en 2017 pour 1,165 milliard de dollars ou Georgetown Energy Partners - une autre coentreprise avec Axium - une concession de 50 ans couvrant l’intégralité des systèmes de vapeur, d’eau glacée, d’électricité et d’eau potable du campus.
    Mais la pépite d’Engie dans ce secteur aux États-Unis est à Boston où Engie et Axium, opérant sous le nom Longwood Energy Partners, assurent depuis 2018 l’alimentation en énergie de six institutions affiliées à Harvard via un microgrid capable de produire 99 mégawatts d’électricité. Enfin, à l’Université d’Iowa, Engie partage une concession de 50 ans avec Meridiam sur deux campus valorisée à plus d’un milliard de dollars
  • Pourquoi c’est important. Ces actifs étant d’excellente qualité, à un moment où les fonds d’infrastructures recherchent des opportunités intéressantes, Engie ne devrait pas avoir de mal à les céder à un prix élevé. Catherine MacGregor a déjà confirmé que le groupe devait se délester de quatre milliards d’euros d’actifs pour financer l’acquisition de UK Power Networks, assortie d’une promesse de ne toucher ni au dividende ni à la notation investment grade. Le financement total combine environ cinq milliards d’euros de dette et de titres hybrides, jusqu’à trois milliards d’euros d’actions nouvelles via un placement accéléré, et ce programme de cessions.
  • Entre les lignes. Le message adressé aux marchés par ces futures cessions est limpide : Engie fait le deuil de ses concessions universitaires américaines pour mieux contrôler les réseaux électriques de Londres, du Kent et de l’est de l’Angleterre. Un arbitrage entre deux modèles, l’un discret et contractuel, l’autre régulé et souverain.
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