Meta renonce au rachat de Manus, interdit par la Chine >
Manus, une start-up d’intelligence artificielle chinoise, ne tombera dans l’escarcelle de Mark Zuckerberg. Meta en avait pourtant annoncé l’acquisition pour un montant estimé à 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) en décembre dernier. Mais ce 27 avril, la Commission nationale du développement et de la réforme chinoise a ordonné l’annulation de la vente.
La société, fondée par les entrepreneurs de la tech Xiao Hong et Ji Yichao à Pékin en mars 2025 s’était pourtant stratégiquement déplacée à Singapour, pour se soustraire au strict encadrement chinois.
Dès l’annonce de la cession en décembre, les autorités qui n’en avaient pas été informées, ont ouvert en janvier 2026 une enquête "sur la conformité" de la transaction. Car malgré sa relocalisation à Singapour, Manus restait encore trop liée à la Chine, du point de vue des technologies ou des données, pour échapper à son contrôle.
Meta convoitait cette start-up parce qu’elle représente une nouvelle génération d’IA agentique, capable de réaliser de manière autonome des tâches complexes. Le blocus chinois illustre les tensions dans la course technologique à l’IA entre les deux puissances, et la restriction des transferts de technologies, à deux semaines d’une rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue Xi Jinping.