Alexandre Mars :
"L’échec fait partie du chemin. Il n’y a rien de grave à se tromper, tant qu’on apprend et qu’on ne reproduit pas les mêmes erreurs." >
Entrepreneur, fondateur de blisce/, société d’investissement responsable, Alexandre Mars est aussi depuis 20 ans philanthrope, avec sa fondation Epic, engagée dans l’aide à la jeunesse et la préservation de l’environnement. Alors qu’il publie Antidotes, chez Fayard, il répond à notre "Coffee talk".
Comment vous informez-vous au quotidien ?
Je mélange plusieurs sources. La presse traditionnelle pour la profondeur, des newsletters pour la vitesse et, aussi souvent que possible, des échanges directs : j’apprends énormément en écoutant mes interlocuteurs, pendant mes rendez-vous comme lors de mes voyages.
Quelles sont vos lectures du matin ?
Les grands titres de la presse française et internationale, quelques newsletters économiques et tech. Et bien sûr L’Équipe, en tant que grand passionné de sport.
Quelle est l’information qui pourrait, en ce moment, vous mettre de bonne humeur ?
Des nouvelles qui rassemblent, comme une victoire française. Pourquoi pas une troisième victoire de la France lors de la Coupe du Monde cet été !
Regardez-vous votre téléphone dès que vous vous levez ?
Mon téléphone me sert de réveil, mais je m’arrête là. Pas d’e-mails en me levant. J’essaie de ne pas démarrer la journée avec le bruit du monde.
Et est-ce que vous y jetez un coup d’œil avant de vous coucher ?
Oui, souvent pour terminer la journée et faire un dernier tour des messages.
Si vous avez 15 minutes à attendre, à perdre, que consultez-vous sur votre téléphone ?
Des articles que j’ai mis de côté, des notes, la préparation d’un rendez-vous… et aussi des questions posées à l’IA. J’aime l’Histoire, et l’IA est pour cela un merveilleux compagnon !
Consultez-vous régulièrement les réseaux sociaux ?
Oui, principalement LinkedIn et Instagram. LinkedIn pour suivre les échanges professionnels, les idées et les dynamiques de mon réseau ; Instagram pour partager davantage mon quotidien, mes déplacements, et rester en lien avec un cercle plus personnel.
Quel est le dernier contenu que vous avez “liké” ?
Le dernier post d’INFINITE, la plateforme EdTech à vocation sociale que j’ai lancée, autour de la publication de notre rapport annuel. Il met en lumière de manière très concrète les trajectoires d’étudiants que l’on contribue à forger, et rappelle une conviction simple : quand on retire la contrainte financière, le potentiel peut enfin s’exprimer.
Y a-t-il des réseaux sociaux sur lesquels vous vous interdisez d’aller ?
Je ne m’interdis pas d’y aller, mais certains ne me fascinent pas particulièrement, comme X. Je préfère me concentrer sur les plateformes où j’ai vraiment quelque chose à dire et à partager.
Publiez-vous personnellement sur les réseaux sociaux ?
Les contenus sont publiés par mon équipe, mais nous les construisons et les validons ensemble, sur LinkedIn, mais aussi sur Instagram et TikTok, avec des formats spécifiques, notamment autour de mon podcast PAUSE, avec un épisode diffusé chaque semaine.
Quelle est la meilleure appli pour vous joindre ?
WhatsApp reste le plus simple et l’e-mail aussi.
Avez-vous un émoji préféré ?
Le pouce levé, simple et efficace, et aussi l’émoji des mains jointes, pour remercier ou marquer une forme de respect.
Réussissez-vous à vous octroyer de réels moments de déconnexion ?
Oui, c’est essentiel. Le sport, tous les jours, le temps en famille et une semaine de marche par an sont des moments importants pour vraiment décrocher.
Les mails sont pour vous un outil, une nécessité, un stress ?
Un outil indispensable, au cœur de mes échanges quotidiens. J’en reçois beaucoup et j’en envoie tout autant, c’est un flux constant - environ 300 mails par jour -, qui fait avancer les discussions et les projets.
À quels moments ouvrez-vous un livre ?
Pendant les vacances. Je lis exclusivement des biographies et des œuvres historiques, jamais de fiction.
Quelle est la dernière lecture qui vous a touché ?
Fuir la lumière, le dernier livre de mon épouse Florence, qui va être publié prochainement. Un texte fort, sensible, qui m’a profondément touché et émerveillé (Fuir la lumière, de Florence Chataignier, le 26 août aux éditions Le Cherche Midi, NDLR).
Quel livre que vous aimez offrir ?
J’aime offrir des livres qui ouvrent des perspectives et font réfléchir autrement. Outliers de Malcolm Gladwell, traduit en français par Tous winners ! Comprendre les logiques du succès, en fait partie : il questionne les logiques de la réussite de manière assez forte. Et parmi ceux qu’on m’a offerts et qui m’ont marqué, il y a le livre d’Alain Cojean sur la vie après la vie, qui m’a particulièrement fait réfléchir, Nourritures célestes - L’éveil d’un pionnier de la restauration.
Y a-t-il un auteur qui vous inspire particulièrement ?
Oui, plusieurs, notamment ceux qui interrogent le monde et poussent à agir. Malcolm Gladwell, pour sa capacité à décrypter les mécanismes du succès et à changer notre regard sur ce que l’on croit acquis. Stefan Zweig, pour sa finesse d’analyse des destins humains et des moments de bascule de l’Histoire. Et Gaël Faye, pour la justesse et la sensibilité avec lesquelles il raconte l’identité, l’exil et les racines.
Quelle série pourriez-vous nous recommander ?
J’aime les séries qui racontent des trajectoires humaines fortes. Des histoires de pouvoir, de choix, de conséquences. Récemment, la série Empathie m’a marqué : c’est une série très intime, presque clinique, qui explore la capacité à comprendre l’autre, à se mettre à sa place, même dans des situations complexes. Elle questionne beaucoup sur nos propres réactions et nos limites quant aux sujets touchant les maladies mentales. Et s’il y en a une que je recommande, c’est Un village français : une plongée très juste et nuancée dans la vie sous l’Occupation, qui montre la complexité des décisions individuelles face à l’Histoire.
Avez-vous un film culte ?
Star Wars, sans hésiter. C’est un film que je peux revoir encore et encore avec le même plaisir. Je l’ai adoré au cinéma à l’époque… et aujourd’hui, je prends tout autant de plaisir à le regarder avec mon fils de sept ans.
Avez-vous un “petit plaisir coupable” en matière culturelle ?
Oui, des plaisirs assez assumés. Les Bronzés font du ski, rituel familial annuel, et la comédie musicale MJ The Musical à Broadway… que j’ai vue bien plus de fois que je ne devrais l’admettre.
Si un acteur devait jouer votre rôle, vous aimeriez que ça soit qui ?
Jean Dujardin ou Tahar Rahim.
Et si un auteur ou une autrice devait raconter votre vie, qui pourrait le faire ?
Ma femme, qui est une écrivaine formidable. À mes côtés depuis le lycée, elle saurait raconter mes engagements autant que mon parcours.
Sortez-vous régulièrement au théâtre ? Au cinéma ?
Je suis passionné de cinéma et de théâtre, j’aime autant la proximité et les moments d’évasion qu’ils offrent. Ce sont des instants qui comptent beaucoup pour moi. J’ai été marqué récemment par des pièces telles que Le Cercle des Poètes Disparus, Oublie-moi et Mon jour de chance.
Quelle serait l’affiche de votre concert idéal ?
Une affiche avec Matthieu Chedid, Gaël Faye, Ben Mazué et Grand Corps Malade, avec en fil rouge un mix de Mosimann.
Quel chanteur regrettez-vous de ne jamais avoir vu sur scène ?
Michael Jackson. Une présence scénique unique, une énergie hors norme… j’aurais adoré vivre ça.
Quel air pourriez-vous chantonner sur le chemin du travail ?
Quelque chose d’énergisant, qui donne le rythme, comme You Rock My World de Michael Jackson.
Est-ce qu’il y a un conseil qu’on vous a donné quand vous débutiez et qui vous est toujours utile aujourd’hui ?
C’est une phrase que je garde avec moi depuis toujours : dans la vie, on ne perd jamais vraiment. Soit on gagne, soit on apprend. Cette citation, souvent attribuée à Nelson Mandela, s’applique autant à la vie qu’à l’aventure entrepreneuriale. L’échec fait partie du chemin. Il n’y a rien de grave à se tromper, tant qu’on apprend et qu’on ne reproduit pas les mêmes erreurs. C’est même une étape nécessaire pour progresser et grandir.
Dans son nouveau livre, Alexandre Mars donne des clés pour essayer de trouver ou retrouver sa place dans un monde où tout s’accélère et semble nous échapper. Mais ce livre n’est pas un livre de conseils hors sol, il est construit à partir de rencontres, de témoignages, d’histoires vécues, pour se mettre en mouvement. Entrepreneur à succès en France et aux États-Unis et philanthrope, depuis bientôt 20 ans, Alexandre Mars a choisi d’investir son temps, son énergie et son argent dans Epic, sa fondation, qui aide la jeunesse et lutte contre le dérèglement climatique. Il anime également le podcast Pause et a publié plusieurs ouvrages sur l’entrepreneuriat.
Antidotes, pour choisir d’avancer, par Alexandre Mars, Fayard.