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Le Lab / Europe / 25/05/2026

UE et Balkans : des lois transposées mais non appliquées (Fondation Robert Schuman)

L’ancien diplomate albanais Besnik Mustafaj dresse un réquisitoire sévère : l’élargissement aux Balkans est devenu un exercice de traduction juridique, vidé de son contenu politique et moral.

Le ministre slovaque des Affaires étrangères, Juraj Blanar (à droite), accueille Ferit Hoxha, ministre albanais de l'Europe et des Affaires étrangères, pour la réunion ministérielle des États membres du Groupe des Amis des Balkans occidentaux, le 12 mai 2026 (photo Joe Klamar/AFP).
  • Le constat. Dans un "Schuman Paper", Besnik Mustafaj documente le fossé entre deux attentes contraires. D’un côté, les dirigeants balkaniques réduisent l’adhésion à l’Union Européenne à un exercice technique de transposition législative (le Premier ministre albanais a même proposé de confier la tâche à l’IA). De l’autre, les opinions publiques attendent de l’UE qu’elle supervise la construction de l’État de droit. Résultat : le soutien à l’intégration recule alors que les fonds européens augmentent.
  • Pourquoi c’est important. L’écrivain et ancien diplomate Besnik Mustafaj pointe un paradoxe cruel : l’UE finance davantage des pays où la corruption dévore ses propres fonds. L’OLAF a ainsi confirmé la suspension des fonds IPARD pour l’agriculture albanaise en raison d’abus financiers. L’argent ne suffit pas : l’ancien diplomate albanais appelle à réenchanter le terrain des valeurs, à refaire de l’Union européenne, au-delà du simple guichet, "une source d’inspiration" et "un idéal".
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab