Sécurité économique : pour l’UE, l’avenir se joue au-delà du G7 (EPC)
Affaibli par l’unilatéralisme américain, le G7 ne peut plus être le pilier unique de la sécurité économique européenne. L’EPC invite donc l’Union à tisser un réseau d’alliances bien plus large.
- Le constat. Les sommets successifs avaient fait de la sécurité économique un axe central du G7. Mais, souligne une analyse de l’Européen Policy Centre (EPC), les menaces de l’administration Trump envers ses alliés et son approche unilatérale du commerce, de la technologie et de l’industrie ont sapé l’efficacité du format comme outil de coopération. Le sommet d’Évian a certes envoyé quelques signaux encourageants, notamment en ce qui concerne les minerais critiques, mais les Sept ne sont toujours pas parvenus à une position commune face aux surcapacités chinoises.
- Pourquoi c’est important. L’EPC préconise que l’UE, au-delà du G7, s’appuie sur un réseau d’alliances diversifié et à plusieurs niveaux. La Pax Silica menée par Washington, que l’Union s’apprête à rejoindre, pourrait offrir un cadre plus efficace pour coordonner les contrôles à l’exportation et les politiques de sécurité technologique face à la Chine. Pour accroître la résilience des chaînes d’approvisionnement, l’UE devrait approfondir ses partenariats avec le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada ; pour répondre aux surcapacités chinoises, elle devrait rechercher une coalition plus large, incluant notamment le CPTPP (le pacte de libre-échange de la région pacifique), la Turquie, l’Inde et le Brésil. L’Occident a perdu le monopole de la puissance : il doit retrouver des alliés.