Biotech Act : l’Europe cherche la vitesse sans lâcher le contrôle (Institut Sapiens)
Une recherche de premier plan, près d’un million d’emplois… mais peu de champions industriels. L’Institut Sapiens décrypte le Biotech Act européen.
- Le constat. Le diagnostic du texte, dévoilé en décembre 2025, est sans détour : les start-up du secteur des biotechnologies butent sur les financements de phase avancée, les essais cliniques restent fragmentés entre États membres, les parcours réglementaires sont lents et imprévisibles. Le pari, souligne Valentin Hammoudi, biologiste moléculaire et spécialiste des sujets scientifiques pour l’Institut Sapiens, n’est pas la dérégulation mais la coordination : il faut un pilote d’investissement avec la BEI pour financer le passage à l’échelle industrielle, des autorisations d’essais harmonisées, des bacs à sable réglementaires, un ancrage de la bioproduction sur le continent.
- Pourquoi c’est important. Cette "accélération contrôlée" dépend des capacités administratives des États, faute de quoi elle se déploiera de façon inégale. Valentin Hammoudi pointe le risque d’une mise en œuvre fragmentée, alors qu’avec une meilleure coordination le Biotech Act pourrait permettre à l’Europe de regagner une forme de souveraineté technologique dans un domaine stratégique. "En matière de biotechnologies", conclut-il, "l’immobilisme n’est plus une option".