DPE : la canicule révèle les "bouilloires thermiques" (iFRAP)
La Fondation iFRAP pointe les angles morts du diagnostic de performance énergétique (DPE) face aux fortes chaleurs.
- Le constat. Un logement français sur deux serait une "bouilloire thermique", selon l’étude Pouget Consultants pour IGNES (près de 9 millions de DPE analysés), citée par la Fondation iFRAP – y compris 30 % des logements classés A, victimes d’un "effet thermos" : isolés pour l’hiver, ils retiennent la chaleur l’été. Même parmi les logements récents, seuls 21 % offrent un "bon" confort d’été. Paradoxe : la climatisation n’améliore pas l’indicateur de confort d’été et peut même dégrader la note DPE en gonflant la consommation d’électricité du logement.
- Pourquoi c’est important. Alors que 80 % des Français déclarent souffrir de la chaleur chez eux au moins une fois par an, l’iFRAP dénonce les aberrations d’un DPE qui priorise l’isolation hivernale, pénalise l’électricité, pourtant promue par l’État. La fondation plaide surtout pour une meilleure prise en compte du confort d’été – entravé en ville par des règles patrimoniales qui font souvent obstacle aux volets, stores extérieurs et brise-soleil. Anne-Sophie Perrissin-Fabert, déléguée générale d’IGNES, estime que "des réponses rapides peuvent être apportées" et demande de "réunir les acteurs pour passer enfin à l’action".