Thomas Buberl inquiet...
Thomas Buberl, le directeur général d’Axa, vient de publier une intéressante tribune dans Sociétal, la revue de l'Institut de l'Entreprise où il met en avant deux chiffres. Près de 59 % des personnes interrogées à travers le monde estiment que leur société est fragmentée. A l’échelle française, c’est 77 % des Français qui partagent ce sentiment. Ces chiffres, issus du Future Risks Report d'AXA, révèlent combien notre contrat social est aujourd'hui mis à l'épreuve.
Son analyse. Pour le patron de l’assureur français, la fragmentation sociale est un risque à part. Face à une tempête, nous savons estimer les dégâts et reconstruire. Face à la fragmentation sociale, nous restons largement démunis. C'est un risque diffus, insaisissable, impossible à quantifier, mais qui fragilise peu à peu la confiance, la cohésion et la coopération, et qui renforce l’impact des autres risques. Pour Thomas Buberl cette fragmentation n'est pas une fatalité. Elle révèle surtout un décalage entre les risques auxquels nos sociétés sont aujourd'hui confrontées et les réponses que nous avons construites hier. C’est pourquoi le renouvellement de notre contrat social devient une nécessité.