Engie va développer plusieurs unités de méthanisation en région Centre-Val de Loire
Engie, l’énergéticien européen que dirige Catherine MacGregor et que préside Jean-Pierre Clamadieu, et la coopérative céréalière Axéréal veulent accélérer le développement du biométhane en Centre-Val de Loire. Les deux groupes ont conclu un partenariat de cinq ans visant jusqu’à 500 Gigawattheures de capacité annuelle, avec trois premiers projets déjà en phase de pré-développement.
Le programme est déjà entré dans une première phase concrète avec trois projets en cours de développement. À terme, l’ensemble représenterait l’équivalent de plus de trois fois la capacité de BioBéarn, la plus grande unité française de méthanisation, qui atteint environ 160 Gigawattheure par an. Le partenariat repose sur une répartition des rôles claire. Axéréal, qui fédère environ 11 000 agriculteurs, s’appuie sur son réseau d’adhérents pour fournir une partie des matières nécessaires aux futures unités. La coopérative prévoit de mobiliser des cultures intermédiaires à vocation énergétique, mais aussi des résidus issus de ses activités céréalières.
De son côté, Engie Gaz Renouvelables prendra en charge le développement des projets, leur financement, la construction des installations et leur exploitation jusqu’à l’injection du biométhane dans les réseaux. Si le programme mené avec Axéréal atteint sa pleine capacité, il représenterait ainsi un volume équivalent à plus de 40 % de ce parc installé. Il resterait néanmoins encore très éloigné de l’ambition globale du groupe, qui vise 10 Térawattheure de biométhane.