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Pouvoirs / Éditorial / 13/12/2021

Le temps long

Le temps politique semble s'être accéléré la semaine dernière avec, outre les premiers déplacements de la désormais candidate officielle LR à la prochaine élection présidentielle, Valérie Pécresse, la déroute de la gauche, et plus précisément de la candidate du PS Anne Hidalgo.

Parallèlement à l'agitation légitime des oppositions, le chef de l'État, lui, commence à s'habituer à son futur de rôle de président du Conseil de l'Union européenne, qui débutera au 1er janvier prochain. C'est en cela qu'Emmanuel Macron a compris qu'il fallait s'inscrire dans le temps long (surtout s'il souhaite être réélu). Car les opposants au chef de l'État apparaissent depuis plusieurs semaines, soit grisés par des sondages favorables (alors qu'il est difficile de se fier à la photographie à l'instant T d'un sondage à plus de quatre mois du premier tour et sans être encore officiellement candidat selon la définition du Conseil constitutionnel), soit minés par des polémiques, dont certains jurent qu'ils ne s'en remettront pas (alors que la faculté d'oubli n'a cessé de croître au fil des années).

Il faut donc s'inscrire sur le temps : l'élection présidentielle est une course de fond. Il faut savoir raison garder lorsque la météo est favorable ; sinon, il devient impossible d'affronter les vents contraires.

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