Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Éditorial / 24/01/2022

Incertitudes

Le chef de l'État, qui a pris en début d'année la présidence pour six mois du Conseil de l'Union européenne, a eu bien du mal à endosser son nouveau costume, la semaine dernière. Entre une séance houleuse de questions-réponses avec les eurodéputés français et une conférence de presse transformée, à la dernière minute, en déclaration sans questions, qui a fait quitter la salle à de nombreux journalistes présents, Emmanuel Macron ne cesse de crisper, même sur le terrain où il semblait le plus à l'aise. C'est dans cette ambiance qu'il continue sa drôle de « non-campagne », n'étant pas officiellement candidat, en cumulant les deux cas-quettes de président-candidat, ce qui continue d'agacer les oppositions qui, elles, sont bien lancées dans la course. Ainsi, à moins de quatre-vingt-dix jours du premier tour, tout semble plus instable et incertain que jamais. Les différents sondages d'opinion montrent tous que l'issue du premier tour peut être une vraie surprise, quatre ou cinq candidats étant dans un mouchoir de poche, coincés entre 16 et 18 % des suffrages. Avec un ticket d'entrée aussi bas, tous les espoirs sont permis pour ceux qui font course en tête. Une incertitude qui a fini par rendre, finalement, la campagne plus intéressante qu'elle n'y paraît.

Précédents éditoriaux