(Presque) rien ne se passe comme prévu >
Dans une élection présidentielle, même si celle que nous vivons passionne moins les Français, le déroulé tel qu'imaginé par chaque candidat ne se passe généralement pas comme prévu. Malgré un meeting qui a fait le plein hier au Zénith de Paris, la semaine horribillis de Valérie Pécresse et des Républicains, entre défections et phrases assassines, laissera durablement des traces dans sa campagne qui, malgré tout, peine à trouver un second souffle. Ce qui peut inquiéter dans cette campagne « mouchoir de poche » (lire notre page 2), où le trio Pécresse-Le Pen-Zemmour se dispute la seconde place face au chef de l'État, qui semble assuré d'accéder, pour le moment, au second tour. À gauche aussi, c'est l'heure des grands bouleversements : pour la première fois, le candidat communiste Fabien Roussel est passé, vendredi, à 5 % d'intention de vote (OpinionWay), au moment où le PS plafonne à 3 %. De quoi faire réfléchir… Finalement, et malgré un bilan contestable et de faibles résultats tant sur le territoire national et, plus récemment, sur la scène diplomatique internationale, c'est bien Emmanuel Macron (qui, comme vous le confiait votre Lettre la semaine dernière, tardera à se déclarer candidat) qui peut être le plus serein dans cette campagne. En attendant la suite, qui risque fort de ne pas ressembler à une paisible lune de miel entre ses électeurs et lui-même.