Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Médias / La Provence / 05/09/2022

Les dessous de l'accord Niel-Saadé

Le voyage d'Emmanuel Macron à Alger, du 25 au 27 août, a largement contribué à dénouer le conflit juridique qui durait depuis plus de dix mois pour la reprise du groupe La Provence. À la clé, un rachat à 100 % du quotidien marseillais et de ses filiales par le groupe Saadé (actionnaire de CMA CGM), finalement accepté par son concurrent Xavier Niel. Invités par le chef de l'État à participer à la délégation de chefs d'entreprises français en Algérie, les deux candidats au rachat ont pu se rencontrer, apprendre à se connaître, même à s'apprécier, et, en quelques heures, trouver une solution commune. Pour que Xavier Niel accepte de s'effacer devant son offre de reprise de 80 millions d'euros pour les 89 % détenus dans La Provence par, feu, Bernard Tapie, Rodolphe Saadé a dû faire plusieurs concessions. Il versera une dizaine de millions d'euros supplémentaires pour racheter la participation de 11 % de NJJ (holding de Xavier Niel). De quoi assurer une belle plus-value au patron de Free, selon un banquier parisien. Xavier Niel a également obtenu l'accord de Rodolphe Saadé pour la construction, d'ici à 2024, d'une nouvelle imprimerie commune dans le Var entre son propre quotidien Nice-Matin et La Provence. La recherche d'économies d'échelle était l'une des motivations majeures du patron de Free pour racheter le titre marseillais. Au départ partisan du maintien de l'impression de La Provence à Marseille, Rodolphe Saadé a d'autant plus facilement accédé à la demande de Xavier Niel que La Provence et son imprimerie doivent quitter leur site actuel au plus tard en décembre 2024.

Cette semaine, dans la rubrique Médias
Mais aussi