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Pouvoirs / Éditorial / 31/10/2022

Macron face au désordre

L e général de Gaulle aimait à dire « que l'ordre est la condition du progrès ». C'est aussi dans un climat apaisé que l'on peut conduire des réformes et aider le pays à faire face à toutes les externalités négatives qu'il subit depuis la crise sanitaire.

Emmanuel Macron est revenu revigoré de son voyage à Rome, où il a demandé aux chanoines de la basilique de Saint-Jean-de-Latran « d'intercéder et de prier » pour les dirigeants du monde entier. À peine descendu de l'avion, il a eu une longue conversation téléphonique avec Nicolas Sarkozy qui lui a recommandé d'incarner l'ordre. C'est la raison pour laquelle on a pu le voir, mercredi soir sur France 2, si combatif face à la coalition des extrêmes lors du vote des motions de censure et déterminé à combattre « le désordre et le cynisme » de certains parlementaires.

Mais Emmanuel Macron a été plus loin dans son basculement vers la droite en affirmant : « Je crois à la France du travail et du mérite. » Une phrase destinée aux classes moyennes qui se battent pour s'en sortir en dépit de la hausse des prix. Une phrase destinée à préparer la concertation sur la réforme des retraites, qu'il n'entend surtout pas lâcher. Une phrase enfin qui montre qu'il a enfin décidé de franchir le Rubicon pour ne pas laisser ce second quinquennat pollué par l'égalitarisme, le « droit à la paresse » et tous les « Munichois » de l'économie qui oublient que pour partager des richesses, il faut d'abord les produire.

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