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Business / Restructuration financière / 23/01/2023

La Caisse inflexible sur Orpea

Il y a une semaine, nous expliquions dans ces colonnes pourquoi la négociation sur la restructuration financière d'Orpea se compliquait. Elle s'est arrêtée net jeudi dernier à deux heures du matin. Avec un scénario rarement vu dans ce type de tentative de conciliation. Toutes les parties doivent se mettre d'accord sur une valeur de la dette avant conversion en actions, et sur une valeur pre-new equity d'Orpea. Sur ce second point, la Caisse des Dépôts avait placé la barre assez bas au début des négociations, c'est-à-dire à 500 millions d'euros (montant actuel de la capitalisation d'Orpea, avant dilution liée à la conversion des créances). De leur côté, les créanciers avaient posé le curseur à 1,5 milliard. Les discussions menées depuis deux mois ont permis de converger… mais pas complètement. La Caisse des Dépôts a remonté sa position à 1 milliard d'euros. Les créanciers ont abaissé leur valorisation à 1,3 milliard tout en laissant entendre qu'ils étaient prêts à signer sur la base de 1,1 milliard.

Et, subitement, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, les créanciers ont fait remonter la valorisation à 1,4 milliard d'euros. Sans surprise, cette divergence subite a été interprétée par la Caisse des Dépôts comme une position visant à la prendre pour un « coffre-fort ». Elle est donc restée sur sa position d'une valorisation à 1 milliard d'euros, obligeant Hélène Bourbouloux à constater que la conciliation était impossible. Elle n'a pas pour autant « jeté l'éponge ». Reste à savoir si la mandataire ad hoc, après avoir beaucoup exigé d'elle, en fera désormais autant avec les créanciers.

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