Wendel fait rentrer dans les rangs les dirigeants de Tower IHS Holding >
Depuis des mois, les dirigeants d'IHS Towers, leader d'infrastructures de télécommunications en Afrique, font la vie dure aux managers de Wendel, et surtout aux actionnaires de cette holding familiale. En partie pour des questions de gouvernance. Laurent Mignon, le président du directoire de Wendel, a donc demandé à Cleary Gottlieb d'essayer de trouver une solution. Mission accomplie par le cabinet d'avocats. Puisqu'un accord vient d'être trouvé aux termes duquel IHS Towers a accepté de proposer des modifications à ses statuts lors de la prochaine assemblée générale. De manière à abaisser le seuil de capital permettant de nommer des administrateurs, de soumettre des questions à une assemblée générale, de convoquer une assemblée générale, voire de révoquer certains administrateurs. Il reste que Wendel détient 19 % du capital de cette société, dont le cours de Bourse ne cesse de dégringoler. Si bien que la participation détenue par le navire-amiral de la famille Wendel ne vaut plus que 262 millions de dollars, alors que son prix de revient tutoie les 830 millions d'euros.
Et, il y a deux ans, lors de l'introduction en Bourse, la part de Wendel chez IHS Towers était valorisée autour de 1,32 milliard de dollars. Ce mauvais investissement, tant en termes de business que de sécurité juridique, n'en finit pas de peser sur l'actif net réévalué de Wendel et sur le cours de Bourse de la holding. Depuis un an, l'action Wendel a perdu plus de 16 % de sa valeur. Alors que le CAC 40 a progressé dans le même temps de 7,6 %. Quant à l'actif net réévalué, il affiche toujours une baisse par rapport à la fin 2022.