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Pouvoirs / Éditorial / 18/01/2021

Bis repetita

Le gouvernement au quasi grand complet a donc annoncé, jeudi dernier, un nouvel horaire de couvre-feu national face aux « variants » de la Covid-19, dont la propagation est plus rapide que le virus que nous connaissions jusqu'alors. Cela va faire désormais un an que les Français, à épisodes quasi-réguliers, sont habitués des conférences de presse du Premier ministre et du ministre de la Santé, et de la mise en place des mesures qui, selon eux, s'imposent. Mais, désormais, un nouveau paramètre entre en compte : le formidable espoir que représentent les vaccins a été vite assombri par les lenteurs – très françaises – inhérentes à l'organisation de la campagne vaccinale, sans compter les retards de livraison des vaccins Pfizer. Qui blâmer ? Le gouvernement, l'administration ? Le énième comité de suivi et de contrôle ou une quelconque assemblée citoyenne ? Dans cette course folle contre la montre, inattendue, la France n'a pas été préparée convenablement. C'est un fait. Si le temps des responsabilités viendra, il faut d'abord déployer urgemment le dispositif vaccinal au plus grand nombre. Le chef de l'État, après de nombreuses critiques, a bien compris l'urgence de la situation. Chaque prise de décision est explosive. Le temps est désormais à l'action.

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