Vaccins :la prise de conscience >
«Réfléchis avec lenteur, mais exécute rapidement tes décisions. » C'est peu dire qu'Emmanuel Macron et son Premier ministre, Jean Castex, pourraient faire leurs cette pensée, que l'on doit originellement au grec Isocrate. Avec l'annonce de reconfinements partiels, c'est l'échec de la stratégie de vaccination de notre pays qui est, involontairement, mise en exergue. Mais le chef d'État se serait-il réveillé ?
En exhortant les autorités compétentes à accélérer de manière significative les tests et vaccins, en montrant sa colère au gouvernement face à l'imbroglio des vaccins AstraZeneca, Emmanuel Macron, après avoir mis si long-temps à réfléchir, semble désormais vouloir – enfin ! – mettre toute l'énergie de l'État dans la vaccination. Car là est la clé : sans vaccination, les confinements locaux continueront, l'économie ne redémarrera pas et notre pays, déjà à bout de souffle, n'aura pas les moyens de perfuser éternellement notre tissu économique. Notre pays, puissance moyenne qui n'a pas été capable de trouver et produire un vaccin, semble désormais, et c'est tant mieux, vouloir vacciner vite et bien. Nous avons tant de retard à rattraper. Mais, comme le dit l'adage populaire, mieux vaut tard que jamais…