Une année blanche après une année noire >
Il y a un an exactement, Emmanuel Macron décidait de dissoudre l'Assemblée nationale. Ce fut une surprise pour tout le monde tant personne ne s'attendait à ce qu'un chef d'État, jusque-là motivé par la pondération, la rigueur et la logique, prenne une décision aussi irrationnelle, insensée et absurde. Le résultat, on le connaît. C'est une assemblée sans majorité possible, avec une extrême gauche plus véhémente que jamais et une extrême droite se posant en arbitre des élégances. Le résultat, c'est surtout un pouvoir exécutif qui ne prend plus de décisions, ne fait plus de réformes et n'agit plus par peur d'être renversé comme l'a été Michel Barnier à l'automne dernier. Tout cela à un moment où nos comptes publics et l'ampleur de la dette justifieraient des mesures courageuses, des économies vertueuses et des interventions audacieuses. Trois quarts des Français estiment que François Bayrou ne pourra pas faire voter un budget en préparation pour l'année 2026. D'autant plus qu'il a annoncé 40 milliards d'euros d'efforts pour l'ensemble de la population. La mesure la plus juste et la plus efficace serait de geler pendant un an les prestations sociales, les retraites et les pensions, mais aussi toutes les autres dépenses publiques de manière que chaque administration soit logée à la même enseigne. Et de ne pas toucher aux entreprises qui s'évertuent à créer des richesses dans un environnement plus incertain que jamais. Après une année noire sur le plan politique, cette « année blanche » serait un moindre mal à défaut d'être une bonne solution.