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Coffee Talk / Guillaume Richard / 06/03/2026

Guillaume Richard :
“La façon dont vous faites votre métier peut changer votre vie et celle des autres. Particulièrement dans le service à la personne.”

Notre Coffee talk accueille Guillaume Richard, fondateur du groupe Oui Care, l’un des leaders français des services à la personne. Avec des marques comme O2 ou Apef, il emploie aujourd’hui un peu plus de 20 000 personnes en France.

Guillaume Richard, PDG Fondateur du groupe Oui Care (photo D.R.).

Comment vous informez-vous au quotidien ?
Je lis quotidiennement Les échos et l’Opinion, auxquels je suis abonné, et pas mal de newsletters sectorielles. J’ai aussi des alertes Google sur des mots-clés liés à notre activité et quelques outils de veille IA. Et je consulte très régulièrement Ouest France et la Voix du Nord, car je trouve essentiel d’avoir des ancrages en région, de voir la façon dont l’actualité est traitée à l’extérieur de Paris.

Quelle est l’info qui en ce moment pourrait vous mettre de bonne humeur ?
Je suis abonné au site Le média positif, qui, comme son nom l’indique, envoie tous les jours envoie des news positives. Mais sinon, la nouvelle improbable qui me mettrait de bonne humeur, c’est d’apprendre que le Code du Travail est passé de 3 000 pages à 30 !

Votre réveil, c’est avec les infos à la radio ou de la musique ?
Avec ma playlist Spotify. En ce moment, je me réveille avec Shining Light, d’Aime Simone.

Regardez-vous votre téléphone dès que vous vous levez ?
Oui, je consulte les messages sur WhatsApp pour ce qui est perso et Google Chat, la messagerie d’entreprise. Et ensuite je consulte le site de l’Équipe, pour voir les résultats du PSG ou m’assurer qu’aucun joueur n’est blessé.

Utilisez-vous beaucoup les réseaux sociaux ?
Instagram, un peu, Facebook, de moins en moins et LinkedIn à titre professionnel. Je n’utilise pratiquement plus X. J’ai aussi TikTok et Snapchat pour partager des choses avec mes filles. Je poste 90 % des choses moi-même et parfois des idées suggérées par mon équipe de com. Le post qui a le mieux marché récemment, c’est une photo avec David Eve, mon associé historique, il y a 30 ans au moment de la création du groupe… et une autre aujourd’hui. On a fait 300 000 vues.

Quel est le dernier post que vous ayez liké ?
C’était sur LinkedIn ce matin, un message d’Alexandre Pham, le fondateur de Mistertemp’. Il a publié plusieurs belles histoires d’évolution au sein de son entreprise.

Avez-vous de vrais moments de déconnexion ?
J’ai l’énorme chance d’avoir la capacité de connecter et déconnecter très vite. Dès que je suis sorti du boulot, je suis déconnecté.

Est-ce que vous avez une idée du nombre de mails que vous recevez par jour ?
Entre 250 et 300, dont au moins 150 que je dois vraiment traiter. C’est un outil pratique et qui reste très présent.

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?
J’aime beaucoup l’heroic fantasy, que je lis en anglais. En ce moment je lis les romans de David Gemmel, sur ma liseuse. Mais un de mes livres de chevet c’est La roue du temps, de Robert Jordan, qui fait quand même quinze volumes. Pour moi, c’est la meilleure saga d’heroic Fantasy.

Un livre qui vous a ému ?
C’est quelque chose de très personnel : un livre qui a été fait par mon grand-père, à partir des lettres écrites par son père. Mon grand-père était prisonnier de guerre en Allemagne et son père lui écrivait pour lui raconter la vie quotidienne à Rodez, d’où ils étaient originaires. Mon arrière-grand-père était artiste peintre et il a donc illustré ses lettres avec de nombreux dessins. Tout a été réuni dans un livre très émouvant, édité pour la famille.

Un livre qu’on vous a offert et qui vous a marqué ?
Je me suis bien amusé, de Pierre Bellon. C’est lui qui me l’a offert à une époque où on cherchait à lever de l’argent. On faisait 250 000 euros de chiffre d’affaires à l’époque et lui des dizaines de milliards. Il nous a quand même reçus, chez lui, pour nous dire qu’il serait content de travailler avec nous… mais qu’il pensait qu’on avait tout intérêt à faire sans le groupe Sodexo, car on avait les capacités pour nous développer seuls, alors qu’on risquait d’être noyés dans un si gros groupe.

Un livre que vous aimez, vous, offrir à vos collaborateurs ?
De la performance à l’excellence de Jim Collins. D’abord parce que l’excellence fait partie des valeurs du groupe, mais aussi parce qu’il y a de nombreux enseignements managériaux extrêmement intéressants. Par exemple, de penser d’abord le qui, puis le quoi. C’est-à-dire, choisissez d’abord vos collaborateurs sur ce qu’ils sont et l’ensemble des compétences qu’ils ont. Pas pour un poste. Parce que vous n’aurez jamais trop de gens talentueux dans une entreprise.

Avez-vous un petit plaisir coupable en matière culturelle ?
Peut-être le livre qui a fait que j’ai voulu devenir entrepreneur : Le roi vert de Paul-Loup Sulitzer.

Certains de vos salariés ont-ils déjà écrit des livres sur leur expérience chez vous ? Est-ce que cela pourrait vous inquiéter ?
Nous avons deux salariées qui ont écrit des livres sur ce qu’elles ont vécu en tant que femmes victimes de violences. Des livres dans lesquels nous avons joué un rôle en les aidant dans leur reconstruction. Mais si demain quelqu’un voulait écrire sur son aventure dans l’entreprise, j’accueillerais cela de manière très positive car nous n’avons que de belles histoires et aucun cadavre dans les placards. Je n’aurais donc pas la moindre inquiétude en la matière.

Quelle série pourriez-vous recommander ?
J’ai beaucoup aimé House of Guinness, sur l’histoire de la famille Guinness. Et là je regarde BRI, une série policière sur Canal. J’avais aussi beaucoup aimé Cœurs Noirs, sur les forces spéciales en Afghanistan. Et Stranger Things.

Et quels films ?
Un film que je peux revoir dix fois, c’est Amadeus, de Milos Forman, ou West Side Story. Et puis tous les grands Clint Eastwood.

Si demain on devait raconter votre histoire cinéma, quel acteur choisiriez-vous pour jouer votre rôle ?
Tant qu’à choisir, je dirais Alain Chabat, qui est génialissime. Ou Tom Hanks. Ou encore Jean Dujardin.

Écoutez-vous des podcasts ?
Oui, plusieurs qui parlent du vin. Et notamment ceux qui permettent de préparer le WSET, un diplôme de connaissance de la filière viticole. Le monde du vin est un monde incroyable, riche et vaste. C’est surtout l’idée de partage autour du vin qui m’intéresse. Rentrer dans le miracle du vin, commencer à comprendre comment ça a été fait, comment les vignerons ont travaillé, je trouve cela fascinant.

Quel est le dernier concert auquel vous ayez assisté ?
Dua Lipa, à Paris. Et à Rennes un groupe génial, Scott Bradlee’s Postmodern Jukebox, qui réarrange des musiques actuelles dans le style des années 1950, jazz et swing.

Imaginez que vous puissiez organiser un festival… quelle serait l’affiche de vos rêves ?
Metallica et Suicidal Tendencies. Muse. Et côté français, Calogero et Jean-Jacques Goldman.

Y a-t-il un groupe ou un chanteur que vous regrettez de ne jamais avoir vu sur scène ?
Queen et Johnny Hallyday. Johnny, j’étais allé le voir alors qu’il devait chanter au Mans. On avait fait la queue trois heures, patienté sous la pluie… et finalement le concert avait été annulé en raison des mauvaises conditions météo. Une occasion manquée.

Si vous deviez choisir une chanson comme hymne de votre entreprise, ce serait laquelle ?
C’est assez facile : Il changeait la vie, de Jean-Jacques Goldman. C’est une chanson dans laquelle il dit que la façon dont vous faites votre métier peut réellement changer votre vie et celle des autres. C’est particulièrement vrai dans le service à la personne : si nos collaborateurs sont heureux, sont épanouis, alors nos clients le seront à leur tour. Tous les matins, je commence ma journée en appelant quelqu’un pour le remercier ou le féliciter. Parce que ça fait dix ans qu’on travaille ensemble, parce qu’il a signé la vieille un contrat, ou parce qu’il y a une bonne nouvelle à fêter. Je suis convaincu depuis toujours que le bonheur ça se partage, ça se communique et ça s’amplifie.

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