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Le Lab / Énergie / 09/03/2026

Prix de l’énergie : un modèle de résilience pour prévenir les chocs (CERRE)

Face à la volatilité des prix du gaz et de l’électricité, le CERRE plaide pour un nouveau cadre de résilience "ex ante", en prévision des chocs.

Infrastructures électriques en France (photo Jeff Pachoud / AFP).
  • Le constat. Un détail suffit à gripper la chaîne. La crise de l’énergie (2021-2023) a rappelé une vérité simple : en Europe, les marchés du gaz et de l’électricité sont des vases communicants. Dans une récente note, le Centre on Regulation in Europe (CERRE) analyse la propagation des chocs de prix dans des marchés couplés et explique pourquoi des événements rares mais violents (tensions d’approvisionnement en GNL notamment) peuvent déclencher une volatilité extrême, amplifiée par l’intégration mondiale croissante du marché du gaz. La note s’appuie sur une modélisation très fine des épisodes de prix extrêmes pour démontrer l’importance de la prévention en matière énergétique.
  • Comment anticiper les chocs. Construire un cadre de résilience "ex ante" pour réduire l’exposition et limiter l’amplification : flexibilité de la demande, diversification, gouvernance du stockage, achats et contrats de long terme… La proposition la plus opérationnelle est la création d’un indicateur "Energy Price Resilience (EPR)". Comme le précise la note, "l’objectif n’est pas d’éliminer la tarification de la rareté, mais de rendre transparentes les conditions structurelles dans lesquelles la rareté devient non linéaire." Autrement dit, éviter la volatilité excessive pour retrouver confiance dans les marchés.
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab