Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Niche parlementaire / 08/06/2026

Retraites, nationalisation, hydrocarbures… au menu de la "niche" communiste

Le député Jean-Victor Castor, le 1er avril 2026 à l'Assemblée nationale (photo Telmo Pinto/NurPhoto/AFP).

Ce 11 juin, dans le cadre de la "niche" du groupe GDR (communistes et ultramarins) à l’Assemblée, le premier texte abordé en séance sera celui de la proposition de loi rapportée par Emeline K’Bidi (Réunion) autour de la solidarité avec les retraités pauvres. Ce texte vise à exclure le domicile principal du mode de calcul des obligations de remboursement par les héritiers du minimum vieillesse (ASPA) reçu par un retraité pauvre.

Viendra ensuite la deuxième lecture de la proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France, rapportée par Nicolas Sansu (GDR-PCF, Cher) et Aurélie Trouvé (LFI, Seine-St-Denis). Le texte a été adopté ce 3 juin par la commission des finances que préside Éric Coquerel (LFI), par 21 voix aux groupes de gauche contre 9 au "socle commun" (LR, EPR, Horizons, Modem), les élus RN s’étant abstenus. Des représentants des salariés du groupe sidérurgiste devraient être présents jeudi à l’Assemblée.

Placée en troisième position la proposition de loi du sénateur macroniste de Guyane Georges Patient, déjà adoptée par le Sénat, qui vise à lever l’interdiction de rechercher, explorer ou exploiter des hydrocarbures outre-mer, rapportée par le député de Guyane Jean-Victor Castor, a en revanche été rejetée en commission des affaires économiques, par 28 voix contre 18. Les élus RN, UDR et même Horizons ont en effet voté pour cette dérogation à la loi Hulot, inspirée par la croissance générée par l’exploitation pétrolière off-shore au Suriname, au Guyana et au Brésil, voisins de la Guyane. Une dérogation à laquelle se sont opposés les élus EPR, Modem, LFI et Écologistes de la commission. Très en colère, le rapporteur et son collègue Davy Rimane ont annoncé leur "rupture avec la gauche française" et dénoncé sa "bien-pensance".

Cette semaine, dans la rubrique Pouvoirs
Mais aussi