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Le Lab / Fiscalité / 29/06/2026

Taxe numérique : une nouvelle tirelire pour Bruxelles ? (CEPS)

Alors que le financement de l’Union se tend, le CEPS publie un briefing du Parlement européen, qui teste le rendement d’une taxe européenne sur les services numériques.

Jeff Bezos, le fondateur et patron d'Amazon, sur la scène de VivaTech à Paris, le 17 juin 2026 (photo Julien de Rosa/AFP).
  • Le constat. La fiscalité peine toujours à suivre l’économie numérique : les géants du secteur créent de la valeur dans des pays où leur présence physique reste faible. Faute d’accord international pleinement opérationnel, plusieurs États membres ont opté pour des taxes nationales, de la France à l’Italie en passant par l’Espagne ou l’Autriche. Résultat : malgré les recettes, le marché intérieur reste fragmenté par des assiettes, seuils et obligations déclaratives distinctes, dans un improbable méli-mélo fiscal.
  • Ce que montre l’étude. Une taxe européenne commune changerait l’échelle du sujet. Selon les scénarios du CEPS, réalisés à la demande de la commission des budgets (BUDG) du Parlement Européen, une DST (digital services tax) de 3 % rapporterait 20,6 milliards d’euros en 2026 et 25,7 milliards en 2028 ; à 5 %, le produit grimperait à 42,9 milliards, soit plus de 22 % du budget européen actuel. L’e-commerce B2C fournirait l’essentiel de l’assiette, devant la publicité, le cloud et les médias numériques. Mais la manne provoquerait une répercussion sur les prix, des tensions commerciales et une incertitude pour l’investissement. D’où une piste prudente : remplacer les taxes nationales par un cadre commun, éventuellement transitoire, en attendant une vraie solution multilatérale.
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab