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Médias / Sport / 27/07/2026

Foot et droits télé : ce que l'adoption de la loi sur le financement du sport professionnel va changer

La loi sur l’organisation et le financement du sport professionnel, adoptée par le parlemant, donne la possibilité aux fédération sportives de reprendre une partie des activités des ligues... 

Un journaliste de BeIn Sports en marge d'un match de Ligue 1 (photo Roméo Boetzle/AFP).
  • Ce qu’il faut savoir. Après l’Assemblée nationale lundi, le Sénat a adopté mardi dernier à l’unanimité (342 voix pour, sur 342 votants) la loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel, née de la commission d’enquête sur les dérives du football, dirigée par les sénateurs Laurent Lafon (Union Centriste) et Michel Savin (Les Républicains). L’une des mesures phares de cette loi, donne la possibilité aux fédérations sportives de retirer la "subdélégation de service public" accordée aux ligues, en cas de défaillance ou de difficultés de financement.
  • Pourquoi c’est important. La Fédération Française de Foot (FFF) et la Ligue de Football Professionnel (LFP) sont particulièrement concernées par cette loi : les droits de diffusion des matchs de foot ont en effet baissé de 80 % en six ans. Avec cette loi, la FFF va pouvoir créer sa propre société commerciale à la place de la Ligue. Et espère notamment limiter les conflits d’intérêts lorsqu’il s’agit de choisir les futurs diffuseurs. Nicolas de Tavernost, avait ainsi démissionné de son poste de directeur général de LFP Media, qui gère la plateforme Ligue 1 +, en février dernier, reprochant justement des conflits d’intérêts dans les négociations des droits de diffusion, Nasser al-Khelaïfi étant, par exemple, à la fois président du PSG et du diffuseur beIN. L’ancien patron de M6 s’est donc logiquement félicité de l’adoption de cette loi, qui devrait permettre, selon lui de "protéger la compétitivité du foot Français".
  • Entre les lignes. La création d’une société commerciale par la FFF, dont les clubs seront actionnaires, devrait permettre de professionnaliser la gestion du foot Français et d’en améliorer la gouvernance. Dès la rentrée, Philippe Diallo, le président de la FFF et son directeur général, Jean-François Vilotte, qui ont milité en coulisses pour cette réforme, réuniront les dirigeants des différents clubs, de la LFP et de CVC Capital Partners, actionnaire de la LFP, "afin d’engager les travaux relatifs à la création d’une société commerciale des clubs et de concevoir la convention de subdélégation qui la liera à la FFF".
  • En coulisses. L’adoption de ce texte avant la pause parlementaire estivale est une bonne surprise pour la FFF : l’agenda était chargé, avec des projets de loi importants pour le gouvernement - comme la loi d’urgence agricole ou celle sur la fin de vie -, et le texte était long et complexe. Mais Laurent Panifous, le ministre chargé des Relations avec le Parlement a réussi à trouver une fenêtre, validée par le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
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